Impôt sur les sociétés à l’île Maurice : corporate tax, GBC1 et AC expliqués en 2026

Un(e) entrepreneur(e) consulte des documents près d’une calculatrice, bureau tropical à Maurice.

L’impôt sur les sociétés à l’île Maurice se lit vite, mais se décide rarement au premier coup d’œil.

En 2026, le taux standard reste de 15 % pour les sociétés, certaines opérations d’export de biens sont taxées à 3 %, et des revenus précis peuvent bénéficier d’une exemption partielle de 80 % ou 95 % si les conditions de substance sont remplies. (mra.mu)

Pour un investisseur ou futur résident, la vraie question n’est donc pas seulement « combien coûte l’impôt ? », mais « quelle structure protège le mieux votre patrimoine, vos dividendes et votre accès aux conventions fiscales ? »

Corporate tax à Maurice en 2026 : le socle à retenir

La MRA traite les sociétés comme des contribuables à l’impôt sur le revenu des sociétés. Le système est lisible, mais il faut distinguer le taux affiché de la charge fiscale réelle.

  • 15 % est le taux standard des sociétés ordinaires.
  • 3 % s’applique à certaines sociétés engagées dans l’export de biens, selon la définition précise de la MRA.
  • 80 % ou 95 % d’exemption partielle peuvent s’appliquer à certains revenus, à condition de satisfaire les exigences de substance.
  • 6 mois après la fin du mois de clôture de l’exercice, c’est le délai normal pour déposer la déclaration et payer l’impôt. (mra.mu)

En clair, Maurice ne fonctionne pas comme un système à taux unique. Le coût fiscal final dépend du type de société, de la nature des revenus, de la substance locale et des obligations de conformité.

GBC1, AC et société domestique : ce que change la résidence fiscale

La FSC distingue le Global Business Licence, réservé aux resident corporations qui veulent conduire leurs affaires hors de Maurice, et l’Authorised Company, conçue pour des activités principalement hors de Maurice avec une direction et un contrôle central hors de Maurice. La FSC précise aussi qu’une GBC1 est tax resident in Mauritius et peut demander un Tax Residence Certificate si cela est nécessaire pour l’administration fiscale du pays partenaire. (fscmauritius.org)

Autrement dit, la comparaison utile pour un holding n’est pas seulement juridique ; elle est aussi fiscale et documentaire. La GBC1 vise la résidence mauricienne et l’accès aux traités, tandis que l’AC est structurée autour d’une direction effective hors de Maurice, ce qui la rend en pratique moins adaptée à une stratégie fondée sur la résidence fiscale mauricienne.

Comparatif rapide des trois structures

Structure Résidence / logique Taux 2026 Usage habituel Point de vigilance
Société domestique Société locale soumise au régime standard. 15 % Activité locale, services, commerce, immobilier d’exploitation. Vérifier la contribution additionnelle si les seuils sont atteints.
GBC1 Global Business Licence pour une corporation résidente visant l’international ; TRC possible. 15 % sur le bénéfice imposable, avec exemption partielle sur certains revenus. Holding, portefeuille international, flux de dividendes ou intérêts étrangers. Substance, documentation et conventions fiscales.
AC Activités principalement hors de Maurice, direction et contrôle centraux hors de Maurice. Pas un véhicule résident classique. Structures plus externes et plus simples. Moins adaptée si votre plan dépend d’un certificat de résidence mauricien.

Ce résumé reprend les définitions publiées par la FSC et le taux standard de la MRA ; pour un investisseur, le vrai filtre reste la combinaison résidence, substance et besoin de traité. (fscmauritius.org)

Comment fonctionne l’exemption partielle de 80 % ?

La MRA liste plusieurs catégories de revenus éligibles à l’exemption partielle, notamment les dividendes étrangers, certains intérêts, les profits attribuables à un établissement stable étranger, certaines activités de gestion ou de financement de fonds, la location de navires ou d’aéronefs, la réassurance et quelques licences spécialisées. L’idée n’est pas d’exonérer toutes les sociétés, mais de soutenir des flux et métiers précis, à condition que la société exerce ses activités de substance à Maurice.

  • Les dividendes étrangers d’une société peuvent entrer dans le dispositif.
  • Les intérêts perçus par une société, hors certaines institutions financières, peuvent aussi être couverts.
  • Les profits attribuables à un établissement stable étranger sont listés par la MRA.
  • Plusieurs activités régulées ou spécialisées, comme certains fonds, le leasing, la réassurance ou les services liés à l’IA, peuvent également bénéficier de l’exemption.

Exemple chiffré simple

Si une GBC1 reçoit MUR 1 000 000 de dividendes étrangers éligibles, 80 % peuvent être exonérés, ce qui laisse MUR 200 000 imposables. À 15 %, l’impôt théorique tombe alors à MUR 30 000 sur ce flux.

En pratique, l’exemption partielle peut faire passer un taux effectif de 15 % à 3 % sur le revenu concerné, mais seulement sur la portion réellement éligible.

Fiscalité et expatriation : le seuil de 375 000 USD à ne pas confondre avec l’impôt

Si votre projet combine création de société et installation à Maurice, gardez une distinction nette : le seuil de 375 000 USD relève du permis de résidence lié à un investissement qualifiant, pas du corporate tax. Le Passport and Immigration Office indique qu’un investisseur qui investit au moins 375 000 USD dans une activité qualifiante peut être éligible à un permis de résidence de 20 ans. (passport.govmu.org)

La fiscalité de la société, elle, reste calculée en roupies mauriciennes (MUR), avec des règles de taux, d’exemption et de contribution additionnelle qui doivent être budgétées séparément.

Si votre projet inclut aussi logement, banque ou scolarité, les guides pratiques pour expatriés à Maurice vous aident à relier la partie fiscale à l’installation concrète.

Conformité 2026 : délais de dépôt et contribution additionnelle

La MRA demande aux sociétés de déposer leur déclaration au plus tard six mois après la fin du mois de clôture de l’exercice. Elle précise aussi des dates particulières lorsque l’exercice se termine au 30 juin ou au 31 décembre, et les retours se font électroniquement.

En 2026, il faut aussi intégrer la Fair Share Contribution : pour les sociétés, si les supplies dépassent MUR 24 millions, ou si la société doit être enregistrée à la TVA et que son chargeable income dépasse MUR 24 millions, une contribution additionnelle peut être due entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2028. Pour les sociétés soumises à 15 %, le taux indiqué par la MRA est de 5 % du chargeable income. (mra.mu)

Cette contribution n’est pas le corporate tax lui-même, mais elle peut changer le coût fiscal total d’un véhicule résident.

Et si vous vérifiez aussi le cadre juridique des interlocuteurs, les mentions légales du site permettent d’identifier l’entité éditrice.

Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé.

FAQ sur l’impôt sur les sociétés à Maurice

Quels sont les taux d’imposition sur les sociétés pour les GBC1, les Authorized Company et les sociétés domestiques à Maurice en 2026 ?

En pratique, la société domestique classique est soumise au taux standard de 15 %. La GBC1 est aussi, en principe, sur une logique résidentielle à 15 %, avec la possibilité de réduire fortement l’imposition sur les revenus éligibles grâce à l’exemption partielle. L’AC, elle, est structurée autour d’une direction et d’un contrôle hors de Maurice, donc elle n’est pas le véhicule résident standard que l’on choisit pour optimiser une résidence fiscale mauricienne.

Qu’est-ce que la GBC1 et comment fonctionne l’exemption partielle de 80 % sur certains revenus ?

La GBC1 est le véhicule de Global Business destiné aux corporations résidentes qui opèrent à l’international. La FSC précise qu’elle peut obtenir un Tax Residence Certificate si nécessaire. Sur le plan fiscal, la MRA applique une exemption partielle de 80 % à certains revenus ciblés, comme les dividendes étrangers ou certains intérêts, à condition de respecter les exigences de substance. Le résultat est un taux effectif de 3 % seulement sur la partie de revenu réellement éligible.

GBC1 vs AC vs Domestic Company à Maurice en 2026 : quelles sont les principales différences pratiques pour une holding ?

Pour une holding, la GBC1 est utile si vous voulez une structure résidente, un certificat de résidence et une vraie lecture treaty-based. La société domestique convient surtout aux activités locales. L’AC, elle, est pensée pour des activités principalement hors de Maurice avec une direction hors de Maurice ; elle peut donc être pertinente pour une structure plus externe, mais elle est moins naturelle si votre but est de construire une stratégie de résidence fiscale mauricienne et d’accès aux conventions.

Comment Maurice applique-t-elle les conventions de non-double imposition pour les GBC1 et les AC et quel est l’impact sur les dividendes et les intérêts ?

La logique pratique passe par la résidence fiscale et, pour une GBC1, par le Tax Residence Certificate. La MRA publie une table de conventions où les retenues à la source sur les dividendes et les intérêts varient selon le pays partenaire : certains traités prévoient des exemptions, d’autres des taux réduits. Pour une AC structurée hors de Maurice, l’intérêt treaty-based est généralement plus limité en pratique, car la structure n’est pas pensée autour de la résidence mauricienne.

Et maintenant ?

Si vous préparez une installation, une holding ou une structuration patrimoniale à Maurice, demandez une évaluation gratuite avant d’agir. l’accompagnement d’Expat Mauritius peut vous aider à cadrer la résidence, la société et les démarches ; contactez l’équipe via WhatsApp ou le formulaire du site pour avancer avec un cadre clair.