Un voyage à Maurice se vit aussi dans l’assiette.
Entre influences indiennes, créoles, chinoises et européennes, la cuisine locale est un véritable patchwork de saveurs : épices douces ou puissantes, sauces tomates parfumées, fritures “gajacks” à grignoter, poissons marinés, currys de la mer… Dans ce guide, vous trouverez les spécialités mauriciennes à goûter en priorité, où les trouver, comment les commander, et quelques repères concrets pour manger comme un(e) local(e) — que vous soyez de passage ou en projet d’installation.
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La cuisine mauricienne en 3 mots : métissée, généreuse, accessible
À l’île Maurice, la table reflète l’histoire de l’île : les “classiques” du quotidien mélangent naturellement des héritages indiens (rotis, briani), créoles (rougaille, currys), et sino-mauriciens (mine frit, boulettes, bol renversé). Au fil du temps, ces cuisines se sont croisées et adaptées, jusqu’à former une identité culinaire proprement mauricienne.
« The dhollpuri and roti are among the favourite delicacies of Mauritians. »
Le bon réflexe : ne cherchez pas “un” plat unique qui résume Maurice. La vraie découverte, c’est l’enchaînement : un snack salé à midi, un plat mijoté le soir, une boisson fraîche au marché, puis une douceur à l’heure du thé.
Street food & “snacks” : les spécialités mauriciennes à manger sur le pouce
Dholl puri (dhal puri) : l’incontournable n°1
Le dholl puri est souvent décrit comme le “plat de rue” favori à Maurice : une galette fine garnie de pois cassés jaunes moulus, servie avec des currys (souvent haricots/lima beans), rougaille, achards et chutneys. C’est simple, pas cher, ultra local — et ça se mange avec les mains.
Origines : la tradition est liée aux influences indiennes (notamment des pains/galettes farcies) et s’est “mauricianisée” avec les accompagnements et l’usage au quotidien.
- À goûter : dholl puri avec bean curry + rougaille + achards.
- Astuce : demandez “pas trop piment” si vous débutez.
Roti / farata : la galette plus “rustique”
Le roti (souvent appelé farata) est une galette plus épaisse et plus feuilletée que le dholl puri. On la mange roulée, garnie de currys (poulet, poisson, légumes) et de pickles. Dans beaucoup de snacks, dholl puri et roti sont proposés côte à côte, chacun avec sa “texture” et ses fans.
Gâteau piment : la bouchée qui pique (juste ce qu’il faut)
Le gâteau piment fait partie des fritures les plus populaires : petites boulettes de légumineuses (souvent pois cassés), piment vert, herbes, puis friture. Résultat : croustillant dehors, moelleux dedans. On le mange tel quel, ou dans un petit pain beurré façon “sandwich” de rue.
Samoussas : le classique des marchés
À Maurice, les samoussas sont partout (marchés, boulangeries, snacks). Souvent triangulaires, croustillants, garnis de légumes, poulet ou parfois poisson, ils se mangent très bien avec un chutney. C’est l’option pratique quand on veut une collation rapide, facile à partager.
Boulettes : l’âme sino-mauricienne en bouillon
Les boulettes mauriciennes (inspirées des dumplings chinois) se dégustent souvent dans un bouillon chaud, avec différentes formes et farces (poisson, crevettes, viande, légumes). C’est une spécialité très appréciée quand on veut quelque chose de réconfortant, surtout le soir ou par temps plus frais.
À table : les plats “signature” à commander au restaurant (ou à cuisiner chez soi)
Briani mauricien : épices, riz parfumé, convivialité
Le briani (ou biryani) est un plat de riz épicé, souvent préparé lors d’occasions et très présent dans la culture culinaire locale. À Maurice, il est notamment associé à la communauté musulmane, avec une préparation mêlant riz, épices, pommes de terre et viande (selon les versions).
Conseil dégustation : si vous aimez les plats parfumés mais pas trop piquants, le briani est souvent un excellent choix “équilibré”.
Rougaille : la sauce tomate créole (et ses mille déclinaisons)
La rougaille est une base très répandue : une sauce tomate relevée (oignon, ail, gingembre, herbes, parfois piment) dans laquelle on cuisine ensuite saucisses, poisson salé, œufs, crevettes, légumes… À la carte, vous verrez souvent rougaille saucisse ou rougaille crevettes.
- Rougaille saucisse : très populaire, généreux, parfait avec riz + lentilles.
- Rougaille crevettes : plus “iodé”, souvent plus léger.
Vindaye : marinade jaune, acidulée, addictive
Le vindaye est une spécialité à part : on est moins sur un curry mijoté que sur une préparation marinée (souvent au vinaigre, curcuma, moutarde, ail et épices), très parfumée et légèrement acidulée. On le retrouve fréquemment avec du poisson (thon, espadon…), et il se mange aussi très bien froid, en pique-nique ou en sandwich.
Mine frit : les nouilles “mauricianisées”
Le mine frit (nouilles sautées) incarne le métissage sino-mauricien : héritage des techniques chinoises, adapté au goût local, très courant en restauration rapide comme au restaurant. On le trouve en version poulet, crevettes, légumes, parfois bien pimentée.
Bol renversé : le “magic bowl” théâtral
Le bol renversé (“bol inversé”) est un plat aussi gourmand que ludique : riz, sautés de légumes et viande/crevettes, sauce type chop suey, puis un œuf au plat, le tout monté dans un bol… et renversé au service. C’est un grand classique des tables mauriciennes, très apprécié quand on veut un plat complet.
Cari de la mer : poulpe, poisson, crevettes
Sans être une recette unique, le cari (curry) est un format incontournable : base aromatique (oignon, ail, gingembre, épices), puis cuisson avec poisson, poulpe, crevettes ou légumes. Les versions “mer” sont particulièrement populaires sur une île : si vous aimez les plats mijotés, demandez le cari du jour.
Douceurs & boissons : terminer sur une note mauricienne
Alouda : la boisson fraîche “signature” des marchés
L’alouda est une boisson lactée froide, souvent servie avec graines de basilic (tookmaria) et agar-agar, parfumée (vanille, amande ou rose, selon les stands). C’est sucré, très rafraîchissant, et typique des pauses au marché, surtout à Port-Louis.
Napolitain : le biscuit d’enfance
Le napolitain est une douceur très connue : deux biscuits sablés, une couche de confiture, et un glaçage (souvent rose). On en trouve dans de nombreuses boulangeries/pâtisseries, et c’est un bon “goûter” pour accompagner un thé.
Gâteau patate : la douceur à la patate douce
Le gâteau patate fait partie des desserts traditionnels : patate douce, coco, sucre, arômes… C’est un sucré dense et parfumé, parfait si vous aimez les desserts moins “crémeux” et plus rustiques.
Gâteau la cire (nian gao) : tradition sino-mauricienne
À l’occasion du Nouvel An chinois, vous entendrez parfois parler du gâteau la cire (lié au nian gao) : une spécialité associée au partage dans la communauté sino-mauricienne, aujourd’hui dégustée bien au-delà.
Où goûter ces spécialités mauriciennes (sans se tromper)
- Marchés : idéal pour dholl puri, gâteaux piment, samoussas, alouda et petites spécialités à emporter.
- “Snacks” : les adresses du quotidien, souvent les meilleures pour manger vite et bon.
- Restaurants locaux : parfait pour un bol renversé, un cari, un vindaye bien préparé.
- Fêtes & événements : la cuisine mauricienne se vit aussi lors des rassemblements familiaux et culturels (musique, danse, traditions).
À noter : des éléments culturels comme le séga tipik font partie du patrimoine vivant de l’île (inscrit par l’UNESCO en 2014), et on les retrouve parfois dans des soirées ou événements où la cuisine tient aussi une place importante.
Conseils pratiques (vraiment utiles) pour bien manger à Maurice
1) Gérer le piment sans renoncer au goût
Beaucoup de spécialités sont servies avec piments, sauces et pickles. Si vous êtes sensible, dites-le simplement au moment de commander. Bon à savoir : vous pouvez souvent demander les condiments à part, pour doser.
2) Comprendre la logique “riz + grains + rougaille/cari”
Dans de nombreux repas, le trio gagnant est : riz + grains (lentilles/haricots) + plat en sauce (rougaille/cari). C’est nourrissant, économique, et ça permet de goûter beaucoup de choses dans une même assiette.
3) Végétarien, halal, allergies : c’est souvent faisable (mais vérifiez)
Maurice propose beaucoup d’options végétariennes (dholl puri, currys de légumes, gâteaux piment). Pour les régimes spécifiques et allergies, posez la question : certaines sauces peuvent contenir soja, œuf, fruits de mer, ou être préparées sur une base partagée (friture).
4) L’eau et la glace : adoptez les bons réflexes
Comme partout, adaptez-vous à votre sensibilité : privilégiez des endroits fréquentés, où le débit est élevé (produits plus frais), et observez les règles d’hygiène de base. Sur les boissons très fraîches (dont l’alouda), n’hésitez pas à demander comment c’est préparé si vous avez un estomac sensible.
Repères chiffrés : sucre, canne et thé, au cœur de l’identité mauricienne
- à 6,018 tonnes (
Production agricole (île Maurice) : canne, sucre et thé (2023–2024)
| Indicateur | 2023 | 2024 | Source |
|---|---|---|---|
| Production de canne à sucre | 2,452,653 tonnes | 2,195,802 tonnes | Statistics Mauritius (Year 2023) / Statistics Mauritius (Year 2024) |
| Production de sucre | 238,854 tonnes | 225,547 tonnes | Statistics Mauritius (Year 2023) / Statistics Mauritius (Year 2024) |
| Production de feuilles de thé vert | 6,762 tonnes | 6,018 tonnes | Statistics Mauritius (Year 2023) / Statistics Mauritius (Year 2024) |
Ces données ne disent pas “quoi manger”, mais elles donnent un contexte utile : certaines saveurs (sucré, boissons lactées sucrées, pâtisseries) s’inscrivent aussi dans des habitudes agricoles et historiques bien réelles.
Mini check-list : quoi goûter en 48 h (sans se rater)
- Jour 1 midi : dholl puri + condiments à part si besoin.
- Jour 1 soir : bol renversé ou cari de la mer.
- Jour 2 midi : roti/farata avec curry (option végé possible).
- Jour 2 goûter : alouda + napolitain (ou gâteau patate).
- Jour 2 soir : vindaye (si vous aimez l’acidulé) ou rougaille (si vous aimez la tomate épicée).
FAQ – Spécialités mauriciennes
Quelles spécialités mauriciennes goûter en premier quand on arrive à Maurice ?
Commencez par les incontournables faciles à trouver et très représentatifs : dholl puri (le grand classique de street food), roti/farata (plus consistant), gâteau piment (snack frit), puis un plat complet comme bol renversé ou rougaille. Si vous aimez les saveurs acidulées et épicées, ajoutez un vindaye. Et pour la touche locale côté boisson, testez une alouda au marché. L’idée : alterner “sur le pouce” et “à table” pour saisir le métissage culinaire.
Quelle est la différence entre dholl puri et roti (farata) ?
Les deux sont des galettes très populaires, mais elles n’ont pas la même texture ni le même usage. Le dholl puri est généralement plus fin et fourré (pois cassés jaunes moulus), servi avec currys et chutneys. Le roti/farata est souvent plus épais, parfois feuilleté, et sert de “wrap” plus robuste pour des currys (viande, poisson ou légumes). Si vous débutez, goûtez les deux : vous comprendrez vite pourquoi chacun a ses adeptes.
Où manger les meilleures spécialités mauriciennes : marché, snack ou restaurant ?
Les trois sont complémentaires. Le marché est idéal pour découvrir les snacks (dholl puri, gâteaux piment, samoussas) et une boisson comme l’alouda. Les snacks sont souvent le meilleur rapport “authenticité/prix/rapidité”, surtout le midi. Le restaurant devient intéressant pour les plats complets (bol renversé, cari, vindaye, briani) et pour prendre le temps. Pour un repère “pratique”, privilégiez les lieux très fréquentés : rotation rapide, plats plus frais, et ambiance locale.
La cuisine mauricienne est-elle très pimentée ?
Elle peut l’être, mais vous gardez la main. Beaucoup de plats sont parfumés (ail, gingembre, herbes, épices) sans être brûlants, tandis que le “vrai feu” vient souvent des condiments (piments, pickles, sauces) servis à côté. Le bon réflexe est de demander “pas trop piment” et de doser vous-même. Si vous êtes sensible, commencez par un briani ou un bol renversé, puis allez progressivement vers les plats plus relevés comme certains vindayes ou currys.
Et maintenant ?
Goûter aux spécialités mauriciennes, c’est une excellente façon de s’approprier l’île… mais une installation réussie passe aussi par des démarches et des choix pratiques (logement, écoles, banque, permis, projet pro). Pour avancer simplement, découvrez les Guides d’expatriation – Expat Mauritius et retrouvez l’accompagnement global sur Expat Mauritius (exatriation clé en main). Vous pouvez y demander une évaluation gratuite et contacter l’équipe (téléphone, WhatsApp, e-mail ou formulaire en ligne) selon votre préférence.
À lire aussi : conseils et check-lists pour préparer votre arrivée à l’île Maurice.


