Maurice se goûte autant qu’elle se visite.
Si vous cherchez une liste claire des plats typiques mauriciens à découvrir, vous êtes au bon endroit : voici 12 spécialités incontournables (street food, plats familiaux, influences créoles, indiennes et sino-mauriciennes), avec des conseils concrets pour savoir quoi commander, où les trouver et comment les apprécier dès vos premiers jours sur l’île.
Et si vous préparez votre installation, l’équipe de Expatriado en Mauricio accompagne les particuliers et entrepreneurs à l’île Maurice (visas/permis, immobilier, installation, création d’entreprise) avec une expertise locale et un support global.
Pourquoi la cuisine mauricienne est si unique ?
La gastronomie mauricienne est un mélange vivant d’influences créoles, indiennes, chinoises et européennes. Dans une même journée, on peut manger un dholl puri sur le pouce, un bol renversé à l’heure du déjeuner, puis un cari maison le soir.
Ce n’est pas un détail : l’île accueille aussi un grand nombre de voyageurs chaque année (par exemple 1 382 177 arrivées touristiques en 2024, contre 1 295 410 en 2023, selon Statistics Mauritius). Cette diversité se ressent fortement dans l’offre culinaire, des marchés aux petites cantines de quartier.
Bien commander (et éviter les surprises) : le mini-lexique utile
- “Piment” = ça peut piquer fort. Si vous êtes sensible : dites “pas pima” (créole, pour “pas piment”).
- Rougaille = sauce tomate à la mauricienne (souvent ail, oignon, thym, gingembre), servie avec poisson, saucisse, etc.
- Satini = chutney (souvent coco, tomate, coriandre), frais et parfumé.
- Achard = légumes condimentés (souvent moutarde/vinaigre/curcuma), acidulés et croquants.
- Snack = petite adresse locale (street food, plats rapides).
Tableau récapitulatif : 12 plats typiques mauriciens, quand les goûter et où les chercher
| Spécialité | Type | Meilleur moment | Où la trouver facilement |
|---|---|---|---|
| Dholl puri | Street food | Matin / midi | Marchés, snacks, stands |
| Farata (roti chaud) | Street food | Midi / soir | Stands de roti, snacks |
| Gâteau piment | Snack | Matin / goûter | Marchés, vendeurs ambulants |
| Boulettes | Snack / plat léger | Fin de matinée / soir | China Town (Port-Louis), marchés |
| Mine frit | Plat rapide | Mediodía | Take-away, petites cantines |
| Bol renversé | Plat | Midi / soir | Restaurants et snacks sino-mauriciens |
| Briyani mauricien | Plat (festif) | Week-ends / fêtes | Traiteurs, restaurants, ventes “à la marmite” |
| Cari mauricien | Plat “maison” | Midi / soir | Tables d’hôtes, restaurants traditionnels |
| Rougaille (saucisse/poisson/crevette) | Plat | Midi / soir | Cuisine familiale, restos créoles |
| Vindaye (poisson ou légumes) | Plat/condiment | Midi (avec riz) | Tables mauriciennes, marchés |
| Sept cari (7 cari) | Assortiment végétarien | Occasions, traditions | Événements, certains restaurants |
| Gâteau patate | Dessert / street food | Goûter | Marchés, pâtisseries/snacks |
Les 12 plats typiques mauriciens à goûter (avec conseils concrets)
1) Dholl puri (dhal puri) : l’incontournable de la street food
Souvent présenté comme le “chouchou” de la cuisine de rue, le dholl puri est une galette fine, souple, farcies de pois cassés jaunes, servie avec différentes garnitures : cari gros pois (haricots), rougaille, satini, achards et piment. Des récits de voyage populaires soulignent son ancrage historique et son statut de favori local (ex. article de The Guardian).
- À tester : version “classique” avec gros pois + satini coco.
- Conseil : commencez par “pas pima”, puis ajustez.
2) Farata / roti chaud : le cousin plus “généreux”
EL farata (souvent vendu comme “roti chaud”) est une galette plus épaisse, parfois feuilletée, roulée avec des carries de légumes (pommes de terre, bringelles/aubergines, haricots…) ou de la viande. C’est pratique, nourrissant, et idéal quand on veut un repas complet à emporter.
- À tester : farata bringelles + satini tomate.
- Astuce : demandez un mix de 2 carries pour découvrir plus de saveurs.
3) Gâteau piment : croustillant, simple, addictif
Petit beignet salé à base de pois cassés (et souvent de piment), le gâteau piment se mange seul, avec une sauce, ou même dans du pain-beurre. C’est un classique des marchés et des pauses rapides (on le retrouve aussi dans de nombreux guides de cuisine mauricienne, par exemple The Foodie’s Avenue).
- À tester : dans une baguette avec beurre (très local).
- Conseil : excellent “plan B” si vous n’êtes pas prêt pour trop épicé.
4) Boulettes : l’âme sino-mauricienne en bouillon
Les boulettes (dérivées des dumplings) sont servies en bouillon ou avec sauce, souvent garnies de ciboule et piment. On en trouve au poisson, au poulet, au porc, ou aux légumes (chouchou). C’est un passage obligé à Port-Louis, notamment côté China Town (des guides de voyage comme Kuoni mettent régulièrement en avant cette spécialité).
- À tester : boulette chouchou + bouillon bien chaud.
- Conseil : ajoutez le piment progressivement (par petites touches).
5) Mine frit : les nouilles sautées “version Maurice”
EL mine frit (nouilles sautées) est un pilier des déjeuners rapides : légumes croquants, œuf, poulet/crevettes selon les versions, sauce soja… C’est un plat simple, très répandu, et parfait pour découvrir l’influence chinoise au quotidien.
- À tester : mine frit avec œuf + une touche de piment crazer si vous aimez relever.
- Conseil : demandez une version “moins grasse” si vous êtes sensible (certains snacks s’adaptent).
6) Bol renversé : le plat “signature” des tables sino-mauriciennes
EL bol renversé (“bol renversé” = bol retourné) est composé de riz, d’un sauté de viande/crevettes et légumes, souvent lié par une sauce, avec un œuf. Le tout est dressé dans un bol puis retourné dans l’assiette. Visuellement simple, mais très réconfortant.
- À tester : version poulet ou fruits de mer.
- Conseil : bon choix si vous voulez un plat complet, pas trop épicé.
7) Briyani mauricien : parfumé, festif, et “nourrissant”
EL briyani mauricien (souvent écrit “briani”) est un plat de riz parfumé, fréquemment préparé lors de rassemblements. Il se distingue souvent par la présence de pommes de terre et une richesse aromatique (épices, oignons frits, herbes), avec poulet, bœuf, mouton ou version végétarienne.
- À tester : briyani poulet avec raita (quand disponible) ou achards.
- Conseil : parfait à partager si vous mangez en groupe.
8) Cari mauricien (poulet, poisson, crevettes…) : le cœur de la cuisine familiale
À Maurice, “cari” désigne une grande famille de plats mijotés aux épices (curcuma, cumin, coriandre…), servis avec du riz, des grains (lentilles/haricots) et condiments. C’est la base de nombreuses tables du quotidien, et un excellent moyen de comprendre la cuisine “maison”.
- À tester : cari poulet, ou cari poisson si vous aimez les saveurs marines.
- Conseil : goûtez d’abord la sauce, puis ajoutez piment et achards à votre rythme.
9) Rougaille : la sauce tomate créole qui va avec tout
La rougaille est une préparation à base de tomate, aromates et herbes, qui accompagne souvent la saucisse, le poisson ou les crevettes. C’est un repère “goût Maurice” : simple, direct, et très parfumé. Pour un aperçu général de la cuisine mauricienne et de ses plats phares (dont la rougaille), vous pouvez aussi consulter la page de synthèse sur Mauritian cuisine (utile pour repérer les grands classiques).
- À tester : rougaille saucisse avec riz + grains + achards.
- Conseil : demandez le niveau de piment (certaines rougailles sont très relevées).
10) Vindaye (souvent poisson) : acidulé, moutardé, inoubliable
EL vindaye (ou “vinnday”) est typiquement préparé avec du poisson, des graines de moutarde, du curcuma et une note vinaigrée/citronnée. Résultat : un plat plus sec qu’un cari, très parfumé, souvent servi avec du riz et des accompagnements. C’est une excellente option si vous aimez les saveurs franches.
- À tester : vindaye poisson (thazard/thon selon saison et disponibilités).
- Conseil : idéal en “meal prep” : il se tient bien et reste savoureux.
11) Sept cari (7 cari) : l’assiette végétarienne de tradition
EL sept cari (ou “7 cari”) est un assortiment de plusieurs préparations végétariennes : différents carries de légumes, grains, chutneys, pickles, parfois servis façon “thali”. C’est une porte d’entrée parfaite pour explorer la cuisine mauricienne sans viande/poisson, tout en découvrant la variété des épices et des textures.
- À tester : un 7 cari avec un bon satini coco.
- Conseil : si vous débutez, c’est la meilleure façon de goûter “large” en un repas.
12) Gâteau patate : la douceur mauricienne qui cale (vraiment)
EL gâteau patate est une gourmandise à base de patate douce, souvent parfumée, parfois fourrée à la noix de coco. On le trouve dans les marchés et certaines pâtisseries/snacks. C’est sucré, dense, et idéal en fin de matinée ou au goûter.
- À tester : gâteau patate tiède, si possible.
- Conseil : prévoyez une petite bouteille d’eau si vous le mangez en balade (c’est riche).
Conseils pratiques : où manger mauricien sans se tromper (en tant que nouvel arrivant)
- Visez les endroits qui tournent : aux marchés et snacks, une bonne rotation = fraîcheur.
- Commencez “soft” : bol renversé, mine frit, boulettes (piment à part) sont souvent plus accessibles.
- Montez en puissance : ensuite dholl puri bien garni, rougaille, vindaye…
- Budget : les prix varient selon zone et période. À titre de repère macro, l’inflation annuelle 2024 à Maurice a été publiée à 3,6% por Statistics Mauritius (CPI), ce qui peut influencer le coût des snacks et repas au fil du temps.
Pour aller plus loin sur l’installation, les démarches et la vie quotidienne, vous pouvez aussi consulter les guides d’expatriation Expat Mauritius.
FAQ – Plats typiques mauriciens : questions fréquentes
Quels plats typiques mauriciens sont les plus adaptés aux végétariens ?
Les options végétariennes sont nombreuses à Maurice. Les plus simples à commander sont le dholl puri (souvent “pure veg”), le farata/roti chaud avec carries de légumes (pomme de terre, bringelles, haricots), et surtout le sept cari (7 cari) qui permet de goûter plusieurs préparations en une assiette. Pensez aussi aux boulettes légumes (chouchou) et aux satini (chutneys). Pour éviter les surprises, demandez si la sauce contient poisson séché/crevettes séchées, parfois utilisés pour relever.
Quelle est la différence entre dholl puri, roti et farata à l’île Maurice ?
EL dholl puri est généralement une galette fine farcie de pois cassés jaunes, servie avec gros pois, rougaille, satini et achards. Le roti chaud et le farata sont des galettes plus épaisses (le farata est souvent plus feuilleté), utilisées comme “wrap” pour des carries. En pratique, on commande souvent selon l’envie : dholl puri pour le côté léger et très typique, farata/roti quand on veut un repas plus copieux et bien garni.
Où goûter les meilleurs plats mauriciens quand on arrive (sans connaître l’île) ?
Le plus simple est de commencer par les marchés et les snacks réputés, là où les locaux mangent au quotidien : Port-Louis (marché central et quartiers de restauration), les marchés de ville et les petites adresses près des gares routières. Choisissez des stands avec du passage et des préparations faites “à la minute” (dholl puri, boulettes servies chaudes, mine frit). Pour un premier tour d’horizon plus confortable, alternez street food le midi et restaurant traditionnel le soir.
Comment demander moins épicé quand on commande un plat typique mauricien ?
À Maurice, le piment peut être intégré au plat ou servi à part. Pour limiter le feu, dites simplement “pas pima” (créole, “pas piment”) ou “sans piment”. Demandez aussi si le piment est dans la sauce ou séparé (souvent sous forme de pâte, type piment crazer). Avec un dholl puri, commencez sans piment, puis ajoutez une petite pointe. Pour les rougailles et vindayes, posez la même question : certaines versions sont naturellement plus relevées que d’autres.
¿Y ahora?
Découvrir les plats typiques mauriciens, c’est aussi une excellente façon de s’approprier la vie quotidienne sur l’île : marchés, habitudes locales, quartiers, rythme de vie. Si vous préparez une expatriation (ou un projet d’investissement/entreprise), Expatriado en Mauricio peut vous accompagner avec une expertise locale (équipe basée à Azuri Village) et un support global : démarches, installation et mise en place de votre projet de vie à l’île Maurice.


