La nourriture mauricienne est un voyage à elle seule.
Si vous cherchez quoi manger à l’île Maurice, commencez par ces 15 spécialités locales (street food, plats “maison”, douceurs et boissons) : elles résument le métissage culinaire de l’île, entre influences indiennes, créoles, chinoises et européennes. Vous trouverez ici quoi commander, à quoi vous attendre (épices, accompagnements), et où les goûter simplement, même si vous venez d’arriver.
À noter : l’île accueille aussi de nombreux visiteurs, avec 1 382 177 arrivées touristiques en 2024 (contre 1 295 410 en 2023), ce qui explique pourquoi les marchés, “snacks” et tables locales sont aussi vivants et variés. (statsmauritius.govmu.org)
Ce qui rend la cuisine mauricienne unique (et très accessible)
La gastronomie mauricienne s’exprime souvent en format “à emporter” : galettes garnies, nouilles sautées, beignets, sauces pimentées, pickles (achards) et bouillons. On mange sur le pouce au marché, à la plage ou dans un petit snack familial.
Autre repère utile : les repas s’accompagnent fréquemment de condiments (rougaille tomate, chutneys, achards, pâte piment). Vous pouvez donc facilement ajuster le piquant selon votre tolérance, en demandant “pas trop piment”.
Avant de commander : 6 repères simples (épices, portions, habitudes locales)
- Le piment est souvent “à côté”. Goûtez d’abord, puis ajoutez.
- “Curry / cari” = plat en sauce épicée (pas forcément très fort), souvent servi avec riz et accompagnements.
- Street food ≠ petit. Un dholl puri “par deux” ou un bol de mine peut faire un vrai déjeuner.
- Options végétariennes faciles. Dholl puri, farata aux légumes, mines aux légumes, certains currys de légumineuses.
- Allergènes fréquents. Arachide, fruits de mer, soja, gluten : signalez clairement si besoin.
- Marchés = fraîcheur + choix. Privilégiez les stands avec débit (rotation rapide) et cuisson minute.
Les 15 plats mauriciens à goûter (avec conseils pratiques)
Tableau récapitulatif : quoi goûter selon vos envies
| Spécialité | Type | Piquant (indicatif) | Où la trouver facilement |
|---|---|---|---|
| Dholl puri | Street food | Modulable (pâte piment à part) | Marchés, vendeurs ambulants |
| Roti chaud / farata | Street food | Modulable | Snacks, marchés |
| Briani (briyani) mauricien | Plat complet | Souvent moyen | Traiteurs, tables familiales |
| Boulettes | Bouillon / snack | Doux à moyen | Marchés, food courts |
| Mine frite | Nouilles sautées | Doux à moyen | Snacks, Chinatown (Port-Louis) |
| Mine bouillie | Nouilles en bouillon | Doux (piment à part) | Stands de boulettes, snacks |
| Rougaille saucisse | Créole (sauce tomate) | Moyen | Plats du jour, restaurants locaux |
| Vindaye poisson | Créole (moutarde/vinaigre) | Moyen | Traiteurs, maison, marchés |
1) Dholl puri (le “must” de la street food)
Souvent décrit comme le favori local, le dholl puri est une galette fine (à base de pois cassés) garnie de currys, rougaille et pickles, généralement vendue par deux. (holidays.mauritius.com)
Conseil : commencez sans pâte piment, puis ajoutez petit à petit. Pour une lecture “culture & histoire” très vivante autour du dholl puri, vous pouvez aussi consulter ce reportage. (theguardian.com)
2) Roti chaud / farata (la galette plus “souple” et gourmande)
Proche du dholl puri dans l’esprit, le roti chaud (souvent appelé farata) est plus “feuilleté” et généreux. Il se roule facilement avec un curry de légumes, de poulet ou de poisson, et se mange très bien sur le pouce.
À tester avec : curry de haricots, rougaille, achards.
3) Briani (briyani) mauricien
Le briani mauricien est un riz parfumé (souvent avec pommes de terre, oignons, épices) servi en grande portion, parfois préparé dans un grand chaudron. On le trouve en version poulet, bœuf, poisson ou végétarienne.
Idéal si : vous voulez un plat complet et “confort”, moins dépendant des sauces pimentées.
4) Boulettes (raviolis vapeur en bouillon)
Les boulettes sont des raviolis vapeur (garnitures variées : crevettes, poulet, poisson, tofu…) souvent servis dans un bouillon chaud, parfois avec nouilles. C’est un choix pratique si vous préférez un plat moins gras que le frit et facile à personnaliser.
5) Mine frite (nouilles sautées, influence chinoise)
Plat incontournable des snacks, le mine frite mélange nouilles sautées, légumes, sauce soja et une protéine au choix (poulet, fruits de mer, etc.). On peut ajouter un œuf au plat et un peu de piment selon l’envie.
Bon repère : c’est une porte d’entrée parfaite vers la cuisine sino-mauricienne.
6) Mine bouillie (nouilles en bouillon)
Si vous cherchez quelque chose de plus léger, la mine bouillie est une option très populaire : nouilles servies dans un bouillon aromatique, avec herbes, légumes et parfois viande ou fruits de mer.
Astuce : demandez le piment séparément (“piment à côté”).
7) Riz frit mauricien (simple, efficace, personnalisable)
Le riz frit (façon mauricienne) est un classique du quotidien : riz sauté, légumes, œuf, parfois jambon/poulet/crevettes, avec une touche de sauce soja. C’est souvent l’option la plus “universelle” quand on veut manger vite et sans surprise.
8) Rougaille saucisse (créole, tomate, épices)
La rougaille saucisse fait partie des plats créoles les plus connus : des saucisses mijotées dans une sauce tomate parfumée (ail, thym, épices). Servie avec riz, lentilles ou légumes, elle est très appréciée en “plat du jour”.
À savoir : le piquant dépend beaucoup du cuisinier et des condiments ajoutés.
9) Vindaye poisson (moutarde, curcuma, vinaigre)
Le vindaye de poisson est un plat au caractère bien marqué : on y retrouve souvent moutarde, curcuma, ail, vinaigre et piments. Le résultat est à la fois acidulé et épicé, parfait pour ceux qui aiment les saveurs franches.
10) Cari poulet (le curry “maison” par excellence)
Le cari poulet est un grand classique des repas familiaux : poulet mijoté avec épices, oignons, ail, gingembre, parfois tomate, et souvent servi avec riz et accompagnements. C’est un bon plat pour comprendre la base “cari + riz + pickles”.
11) Cari ourite (curry de poulpe)
Très populaire dans certaines régions côtières, le cari ourite (poulpe) a une texture particulière et une sauce riche. Si vous aimez les fruits de mer, c’est un incontournable à tester au moins une fois.
Conseil : commencez avec un niveau de piment modéré, le poulpe “prend” bien les épices.
12) Gâteau piment (le snack qui rend accro)
Le gâteau piment (petits beignets de pois cassés/épices) est une star des marchés : croustillant dehors, moelleux dedans. C’est parfait au petit-déjeuner ou en encas, seul ou dans un pain.
Cette spécialité fait partie des street foods emblématiques recensées dans des sélections dédiées à l’île. (tasteatlas.com)
13) Samoussa mauricien
Le samoussa (samosa) est un triangle frit garni (pommes de terre, légumes, poulet, poisson…), souvent servi avec chutney ou sauce pimentée. Très pratique si vous voulez “grignoter” en visitant un marché ou en attendant un plat.
14) Alouda (boisson fraîche, très populaire)
L’alouda est une boisson sucrée et lactée servie très froide, parfois avec graines de basilic, sirop et glace (les recettes varient). C’est une excellente pause si vous venez de manger épicé.
Astuce : à tester en milieu de journée, quand il fait chaud, plutôt qu’en fin de repas très copieux.
15) Napolitaine (la douceur mauricienne la plus “simple” à adopter)
La napolitaine est un biscuit sablé (souvent rose) garni de confiture et glacé. C’est une douceur facile à trouver et à rapporter, idéale avec un thé ou un café.
À goûter aussi (selon la saison et les fêtes) : le gâteau patate est une autre douceur traditionnelle très appréciée, souvent liée aux célébrations comme Divali.
Où goûter la nourriture mauricienne facilement (sans “tourist traps”)
Pour découvrir la cuisine locale au bon rythme, misez sur trois endroits : marchés, snacks de quartier et food courts. Par exemple, le marché de Flacq est décrit comme le plus grand marché en plein air de l’île, avec une vraie scène street food, particulièrement les mercredis et dimanches. (mauritiusnow.com)
- Marchés : pour goûter plusieurs petites portions et repérer les stands les plus fréquentés.
- Snacks : parfait pour mine frite, bouillon, boulettes, farata, plats du jour.
- Food courts : pratique en famille ou entre collègues (chacun choisit), surtout en ville.
Produits locaux à connaître (et pourquoi ils comptent dans l’assiette)
Comprendre la nourriture mauricienne, c’est aussi comprendre les ingrédients disponibles localement : canne à sucre, production de poisson, fruits tropicaux, épices, thé…
- Canne à sucre : en 2023, la production de canne a atteint 2 452 653 tonnes (en hausse par rapport à 2022), ce qui explique la présence fréquente de boissons et douceurs sucrées dans la culture alimentaire. (statsmauritius.govmu.org)
- Poisson : la production de poisson a augmenté à 37 362 tonnes en 2024 (contre 36 098 tonnes en 2023), ce qui soutient la place importante des plats de la mer (vindaye, currys, grillades). (statsmauritius.govmu.org)
Conseils “expat” : bien manger au quotidien en maîtrisant son budget
Bonne nouvelle : à Maurice, manger local peut être économique, surtout si vous alternez cuisine maison, snacks et marchés. D’ailleurs, selon la Household Budget Survey 2023, “Food and non-alcoholic beverages” représente 25% des dépenses de consommation des ménages (part la plus importante). (statsmauritius.govmu.org)
- Testez “un plat par semaine”. C’est la meilleure façon d’apprivoiser épices et textures.
- Repérez 2–3 snacks fiables près de chez vous (rotation rapide, cuisson à la commande).
- Apprenez 5 mots utiles : “pas piment”, “piment à côté”, “veg”, “sans œuf”, “sans crevettes”.
- Acceptez les invitations. Les repas partagés sont un accélérateur d’intégration (et une masterclass de cuisine maison).
FAQ sur la nourriture mauricienne
Quel est le plat “national” de l’île Maurice ?
Il n’existe pas un seul plat officiel unique, mais dans la pratique, beaucoup de Mauriciens et de guides culinaires citent le dholl puri comme l’incontournable numéro 1 de la street food. Il est très répandu, abordable, et se décline facilement (currys de légumes, rougaille, pickles, chutneys). Sur certaines pages de découverte culinaire, il est même présenté comme un favori local, vendu généralement “par deux”. (holidays.mauritius.com)
La cuisine mauricienne est-elle très épicée ?
Elle peut l’être, mais elle est surtout modulable. Beaucoup de plats sont servis avec des condiments à part (pâte piment, achards, chutneys), ce qui vous permet de doser. Si vous débutez, commencez par des options comme mine bouillie, boulettes ou riz frit, puis montez progressivement sur des plats plus “tranchants” comme le vindaye. Demandez simplement “pas trop piment” et goûtez avant d’ajouter.
Que manger à Maurice quand on est végétarien ?
Vous avez de nombreuses options, surtout grâce aux légumineuses et aux currys de légumes. Le dholl puri se commande très facilement en version végétarienne (avec currys de haricots, pommes de terre, chutneys et pickles). Le farata/roti se décline aussi avec des garnitures de légumes, et les mines existent “légumes” dans la plupart des snacks. Comme toujours, précisez clairement “sans œuf” si nécessaire, car l’œuf est un ajout courant.
Où trouver la meilleure street food (sans chercher longtemps) ?
Le plus simple est d’aller là où les Mauriciens vont : les marchés et les snacks de quartier. Par exemple, le marché de Flacq est présenté comme un lieu phare pour l’ambiance et la street food, surtout les jours les plus vivants (mercredi et dimanche). (mauritiusnow.com) Choisissez des stands avec une file (rotation rapide), une cuisson visible, et n’hésitez pas à prendre de petites portions pour tester plusieurs spécialités (gâteau piment, dholl puri, mines).
Et maintenant ?
Découvrir la nourriture mauricienne, c’est souvent le premier pas pour se sentir “chez soi” sur l’île. Si vous préparez votre installation (visas/permis, logement, écoles, banque, assurance, création d’entreprise), Espatriato Mauritius peut vous accompagner avec une approche personnalisée et un support global. Commencez par la page Vivre à l’Île Maurice : expatriation clé en main et immobilier, puis explorez les guides d’expatriation pour organiser votre arrivée sereinement.


